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26 janv. 2013

La grotte de la Balme et le village de Pérouges

A La Balme, France
Si vous avez envie de quitter Lyon pour un peu de nature et de découvertes, une après-midi dans les environs de La Balme vous ferra le plus grand bien ! Tout d'abord arretez vous aux grottes puis en rentrant sur Lyon stoppez vous dans le petit village de Pérouges.

Halte 1 : Les grottes de La Balme 

Vous allez comprendre les processus à l'origine des grottes (salles, labyrinthes, concrétions, petits bassins, calcaires,...) et, plus généralement, de la terre. Les successions de mouvements vigoureux de la Terre, de soulèvements, de variations du niveau de l'eau, de glaciers alpins ont générées les galeries de ces grottes entre la fin du Miocène (-30M d'années et -15000). A l'intérieur, vous découvrirez différentes concrétions et une faune riche (ce lieu est une Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique, avec une centaine d'espèces d'animaux y vivant) :
  • des gours = petits barrages de calcaires dont l'excédant se déverse en cascadant.
Gours : Amphithéâtre de petits bassins


  • des stalagmites et stalactites = dépôts de minéral carbonate de calcium contenu dans une goutte d'eau (qui s'est dégazéifiée suite à son arrivée dans une cavité après être passée dans une fissure), ayant cristallisés au plafond de la cavité ou au sol. Vous pourrez observer "le Moine", la plus grande stalagmite de la grotte de 3m de hauteur.
  • des colonnes = rencontre d'un stalagmite et d'un stalactite. Vous pourrez observer la "Grande Fontaine" au fond de la galerie du désert.
  • des draperies = concrétion fine se développant à partir d'une paroi verticale ou inclinée et ressemblant à un tissu. Vous pourrez observer le "Saule Pleureur".
  • des chauves-souris, oiseaux (choucas, chouettes,...) et niphargus (genre de petite crevette) 
Et vous apprendrez comment l'exploration de la rivière souterraine a été faite et a permis d'avancer dans les découvertes de techniques en spéléologie. Les premières tentatives ont commencées dans les années 50' et ont duré jusque dans les années 2000. 3190 m de réseaux ont été découverts, dont 1360 m de siphon (zone du réseau entièrement noyée). Il faut comptez 11h15 pour les explorer dont 4h20 en plongée. 

Entrée de la rivière souterraine
Ces grottes ont toujours servis de refuge car le porche d'entrée est visible de loin et largement ouvert sur l'extérieur. De célèbres visiteurs tel François 1er sont venus profiter de ce lieu et de grandes fêtes à partir du 20è siècle ont été organisées. En hauteur, il y avait le bar à champagne et plus bas était installé un lourd parquet pour danser. L'organisation était telle qu'il n'était possible de le faire plus d'1 à 2 fois par an. Mais il y a une acoustique telle, que le lieu était magique pour ce type d'événement .Dommage que cela n'existe plus !

Budget : 6,50/7,90 euros l'entrée (tarif réduit/normal)

Les infos pratiques : Visites guidées du 4 février au 30 décembre
Samedi : départ des visites à 14h, 15h, 16h et 17h
Dimanche et jour férié : départ toutes les 45 minutes env. de 14h à 17h
Il y a des chasses au trésor organisées 2 mercredi en février.

L'adresse : Rue des Grottes - 38390 La Balme les Grottes
Téléphone : 04 74 90 63 76
Email : info@grotteslabalme.com



Halte 2 : Le village médiéval de Pérouges

Balladez vous dans ce petit village pavé et allez à la recherche de la spécialité de la ville: la galette au sucre. Ce n'est pas bien difficile, il y en a à tous les coins de rues !

DSC00664 (Copier)


La « galette de Pérouges » est la spécialité de l’Hostellerie de Pérouges depuis 1912 et non du village. La marque est déposée, mais heureusement, pas la recette!





Temps de préparation : environ 30 minutes
Temps de repos de la pâte : 2 heures
Temps de cuisson : 10 minutes


Ingrédients

  • 200 g de farine
  • sucre semoule
  • 1 oeuf
  • 150 g de beurre
  • 1 citron
  • 1 sachet de levure de boulanger
  • 30 g de sucre
  • 1 pincée de sel


Préparation

  • Mélangez un oeuf entier dans du beurre ramolli, puis ajoutez le sucre ainsi que le zeste d'un citron. Ajoutez la farine tamisée, le sel, la levure, il faudra ensuite pétrir la pâte en prenant soin d'incorporer la farine petit à petit. Bien travailler la pâte. Cela peut prendre une vingtaine de minutes. Il faut que la pâte se décolle bien. Laissez reposer la pâte 2 bonnes heures, couverte par un drap dans une pièce sans trop de courant d'air. Etendez la pâte comme une pizza (1 demi centimètre d'épaisseur). Farinez un plat, beurrez le et préparez la comme une pizza. Saupoudrez très largement de sucre semoule, on est en Bresse et on doit avoir la main lourde avec les bonnes choses! Relevez les bords de votre galette.


Cuisson

  • Mettez au four chaud 250°C (8 au thermostat) 8 à 10 minutes. Lorsque les bords sont dorés, la galette est cuite, attention la cuisson est rapide. Lorsque la galette sera tiède vous pourrez l'apprécier!


Allez chercher votre part, c'est la 2ème fenêtre à côté !

Budget : 2 euros la part / 16 euros la tarte

L'adresse : 01800 PEROUGES



Tags : La grotte de la Balme, Lyon, Pérouge, galette

16 janv. 2013

Halles de Lyon Paul Bocuse & La Grande Epicerie de Paris : véritables références de la gastronomie

Hauts lieux de la gourmandise à la française, voici 2 adresses incontournables où vous dénicherez les meilleurs de nos produits régionaux et même de contrées lointaines : Les Halles de Lyon - Paul Bocuse avec ses produits frais de tradition lyonnaise et La Grande Epicerie de Paris avec ses 30.000 références gourmet du monde entier. Ces deux espaces en rez-de-chaussée sont différents en terme d'architecture (l'un une Halle de verre, l'autre un bâtiment Haussmanien), mais aussi de concept. A Lyon, ce sont 60 stands de commerçants Lyonnais ou d'ailleurs (Primeurs, fromagers, poissonniers, écaillers, bouchers, charcutiers - traiteurs, boulangers - pâtissiers, restaurants) alors qu'à Paris ce sont des étagères de produits ou des stands de la Grande Epicerie.

N'oubliez pas, la qualité à un prix, alors ne regarder pas trop à la dépense...

LES HALLES de LYON - PAUL BOCUSE

Suite à un projet de rénovation urbaine et de valorisation du patrimoine, les Halles de 1971 prenne un coup de jeune en 2006 ! Son nouveau nom rend hommage au grand chef Paul Bocuse qui a participé à faire connaitre ces Halles dans le monde entier. Parmi tous les commerçants, notez la présence de quelques MOF (Meilleur Ouvrier de France) : Maurice Trollier, Etienne Boissy et Hervé Mons.




Les cuisiniers viennent encore y faire leurs courses, humer la tendance et terminer leur visite devant un mâchon, mais aujourd'hui les particuliers fin gourmets font aussi partis de la clientèle. 

Les Halles, c'est la gouaille, le respect de la gastronomie de qualité et la fine fleur des commerces d’alimentation de Lyon.

En photo, les stand où je vous conseille de vous arrêter !



Giraudet : Avec ses recettes traditionnelles (morilles, brochets ou écrevisses) ou plus originales (sarrasin), cette maison est l'emblème national de la quenelle. Si vous ne vivez pas sur Lyon, vous pouvez  retrouver ces quenelles et sauces dans les grands supermarchés. Ne pas manquer également les soupes fraîches et de saison, vendues en bouteilles de verre ou en sacs éco. 





Sibilia : Une institution familiale Lyonnaise pour la star des étals de la région : la rosette. 








La mère Richard : L'emblématique fromagère, célèbre dans le monde entier pour son St Marcellin. Un grand nom des métiers de bouche français !






Maison Rolle : Le plus large éventail de saumons prestigieux et foie gras fait maison.







Boulangerie Jocteur : La meilleure tarte fine et croustillante à la praline des Halles !






Les infos pratiques : Du mardi au Dimanche de 7h à 12h et du Mardi au Samedi de 15h à 19h.

L'adresse : 102 Cours Lafayette - 69003 LYON





LA GRANDE EPICERIE DE PARIS

Ouvert en 1923, le "comptoir de l'Alimentation" du Bon Marché (fondé par le couple Boucicaut en 1852) propose pour la première fois les meilleurs thés et conserves fines et expose les produits de manière thématique par pays. En 1978, la Grande Epicerie devient le véritable supermarché de quartier pour les gastronomes de la Rive Gauche. C'est seulement à partir de 1988 qu'elle devient le plus important magasin alimentaire de la capitale avec 4 univers : l'épicerie (cela va des produits essentiels à rares en passant par les ultra-sophistiqués), les marchés frais (et de saison!), la cave (3.000 références sur 550m2) et les boutiques laboratoires (avec 80 artisans en coulisse, sur 1500m2, dédiés à la boulangerie, pâtisserie et cuisine pour le magasin mais aussi pour les restaurants et le service traiteur).



On ne sait plus où donner de la tête, tellement il y a de produits et tout est si alléchant... Arrêtez vous au stand Laura Todd pour déguster un cookie et surtout allez au stand italien pour la Mozzarella Di Buffala en tresse et au rayon traiteur pour préparer un super apéro !





Les infos pratiques : Du lundi au samedi de 8h30 à 21h.

L'adresse : 38 rue de Sèvres - 75007 PARIS
Métro Sèvres Babylone
Téléphone : +33 1 44 39 81 00



Faites vous plaisir, en commençant par les yeux et le nez, et entreprenez vos courses dans ce que d’aucun appellent les ventres de Lyon et de Paris !

Tags : Halles de Lyon Paul Bocuse, La Grande Epicerie de Paris,  gourmet, marché

12 janv. 2013

Autour du jardin du Luxembourg

A Paris, France
Le Sénat organise fréquemment des expositions de photographies sur les grilles du Jardin du Luxembourg qui l'entoure. Depuis douze ans, il y en a eu 25 ! En ce moment, c'est au tour du dessin de Presse, pour la toute première fois. 80 grands moments du dernier siècle, publiés par 39 des plus grands dessinateurs (Wolinski, Cabu, Sempé, ...) de la Presse française (allant du Canard Enchainé au Figaro en passant par l'Express), ont été choisis et affichés en grand ! Ces dessins, souvent des caricatures, sont l'illustration même de la liberté d'expression, du droit de rire ensemble sur des sujets de société mouvementés et parfois traumatisants, ainsi que de l'absolu nécessité de réflexion et de prise de recul sur notre passé.


Partez de la sortie du RER B - Luxembourg et descendez vers l'entrée du Sénat afin de suivre l'ordre chronologique de l'Histoire : séparation de l’Eglise et de l’Etat, la Guerre de 14-18, les années folles, le Front populaire, la montée de Hitler, la Libération, la guerre froide, de Gaulle président, les « 30 glorieuses », mai 68, mai 81 et l’arrivée de la Gauche, les années Chirac et enfin la vague écologique.

En voici quelques-uns :

1904 - De Goudjouan dans L'Assiette au Beurre
Le slogan de la CGT : les 3x8 dont 8h pour le turbin !

1936 - Dubout dans Le Rire
Le "front popu" offre aux français 15 jours de Congès Payés

1938 - Effel dans Le Canard Enchainé
Hitler repeint la carte de l'Europe en commençant par l'Autriche son pays natal qu'il va bientôt annexé avant tant d'autres

1946 - Dubout
Les bordels sont en instance de fermeture à cause de Mme Marthe richard


1989 - Cardon dans Le Canard Enchainé
Chute du mur de Berlin et fin du communisme européen

Plantu dans Le Monde

Cardon dans Le Canard Enchainé
Entre le déversement des industries dans les rivières et les naufrages pétroliers, il devient de dangereux de se baigner !
Ensuite, en traversant tout le jardin du Luxembourg et en marchant un petit peu (10 minutes env.), on rejoint le boulevard Raspail et arrive au niveau de la Fondation Cartier pour l'art contemporain où en ce moment Yue Minjun expose ses oeuvres pour la 1ère fois en Europe !

Photo © Ambroize Tézenas


Suggérée par l'artiste César, créée en 1984 par Alain Dominique Perrin (Psdt de Cartier International) et maintenant installée depuis 1994 dans le bâtiment de verre de l'architecte Jean Nouvel, la fondation constitue un exemple singulier de mécénat d'entreprises en France.




Chaque année, la fondation programme  des expositions dans tous les domaines grâce aux commandes qu'elle passe aux artistes de toutes les nationalités.



Yue Minjun, Untitled, 1994 Huile sur toile.
Collection privée. © Yue Minjun



L'exposition s'intitule "L'ombre du fou rire" et présente le travail de ce discret artiste chinois reconnu internationalement. A travers 40 tableaux revisitants les codes du grotesque, on peut découvrir son regard ironique et désabusé sur le contexte social de la Chine contemporaine et sur la condition humaine dans le monde moderne. Yue Minjun est considéré comme le principal représentant du courant artistique "réalisme cynique". Il met en scène une iconographie vive en couleur et hantée de personnages (ses amis ou lui-même) au rire énigmatiques dans des situations cocasses.






L'exposition est divisée en 3 salles :
- le rez-de chaussée où l'on peut observer sur des grandes toiles, son travail sur le portrait, la répétition, l'absurdité et la représentation d'éléments réels.
- la grande salle du sous-sol où l'on peut découvrir ses reprises de grands chefs-d'œuvre de la peinture occidentale mais en enlevant les personnages ou en les remplaçant par sa propre silhouette avec son rire omniprésent.
- la petite salle du sous-sol où l'on peut observer pour la première fois une centaine de ses dessins préliminaires tel un carnet de note où "il faut se perdre dans la répétition d'un même motif pour ressentir l'ombre de ce fou rire".

Des photos de l'artiste lui-même en train de faire des grimaces et dans des postures/attitudes uburluesques sont projetés au sous-sol. On peut remarquer rapidement que ces poses sont utilisées pour la composition de ses toiles. On comprend mieux comment il compose ses toiles !

Autre détail que j'ai remarqué, les personnages ont une vingtaine de dent en haut... ce qui n'est pas normal ! Cela donne vraiment un côté dérangeant au sourire mais reflète bien l'expression "rire à pleines dents" !

Budget : 9,50 euros / 6,50 euros tarif réduit. Soirées Nomades à 9,50 euros

Les infos pratiques : Du mardi au dimanche de 11h à 20h. Nocturne le mardi jusqu'à 22h. Exposition jusqu'au 17 mars 2013.

L'adresse : 261 Boulevard Raspail - 75014 Paris
Métro Raspail - Denfert Rochereau
Téléphone : 01 42 18 56 50 

En savoir plus : http://fondation.cartier.com

Tags : Grilles du jardin du Luxembourg, exposition photographie, Sénat, Fondation Cartier, Yue Minjun

8 janv. 2013

Autour de la rue brise-miche

A Paris, France
Située à deux pas du centre George Pompidou (ou également appelé Beaubourg) et tout près de l'IRCAM (centre de recherche en musique contemporaine), la rue brise-miche, avec son drôle de nom, n'est pas une rue comme les autres à Paris. C'est de cette rue qui longe la place Igor Stravinsky que l'on peut observer la célèbre fontaine Stravinsky ou fontaine des automates. 


Réalisée en 1983 par le couple, plasticien-peintre-sculpteur du mouvement "Nouveau Réaliste", Jean Tinguely et Nikki de Saint Phalle sous la demande de la ville de Paris, cette oeuvre rend hommage aux compositions musicales d'Igor Stravinsky, artiste russe éclectique et international. 

Seize statues animées et dédiées à la recherche du mouvement (et donc à l'évocation de la musique grâce à l'air et l'eau) sont installées dans le bassin de 580m2. Seulement 3 ont été réalisées en duo, les autres individuellement. Chaque statue faite en aluminium et en acier peint en noir a donc pour but de faire référence à Stravinsky. Par exemple, la statue de l'oiseau représente le ballet "oiseau de feu" de 1909-1910 qui rendit célèbre le compositeur.




Petit zoom sur la sirène de Nikki de Saint Phalle, pour moi la plus proche des oeuvres de l'artiste. Par cette statue toute ronde et colorée, l'artiste a voulu représenté la vie, le côté maternel. 

Cela faisait quelques années que je n'avais pas fait le tour du bassin, et j'ai pu observer sur un des murs autour, la nouvelle fresque cocasse : un homme faisant CHUT !  
Quelques mètres plus loin, on peut découvrir la façade art déco du théâtre du Renard, anciennement le siège du syndicat de l'Epicerie française (jusqu'en 2006). Et surtout y lire la devise des épiciers "TOUS POUR UN - UN POUR TOUS". A ne pas confondre avec la devise de la Suisse ou des mousquetaires de Dumas "Un pour tous, tous pour un". Il n'y a pas l'air d'y avoir encore des programmations de spectacle  dans le théâtre mais la façade vaut le détour !






Enfin, encore quelques mètres plus loin, se cache la friperie Kiloshop ! Le lieu idéal du Marais pour trouver des fringues au kilo pas chères et des accessoires vintage toujours aussi tendance. L'endroit est bien tenu, les arrivages de nouveau vêtement sont fréquents, il y a un étagé dédié à la femme et le sous sol à l'homme ! Mention spéciale pour les leggin old-shool !   







Budget : 20euros/kilo pour produits avec bagde rouge - 30euros/kilo pour produits avec badge vert. Comptez 12 euros pour 2 ceintures et 2 robes estivales.

Les infos pratiques : Dimanche&Lundi de 13h30 à 20h15, Mardi&Mercredi de 11h30 à 20h15 et Jeudi à Samedi de 11h30 à 20h45.
L'adresse : 69-71 rue de la verrerie - 75004 Paris
Métro Hotel de Ville
Téléphone : 09 67 13 79 54
En savoir plus : http://kilo-shop.fr/pages/concept

Tags : Centre George Pompidou, Beaubourg, Rue Brise-Miche, Fontaine Stravinsky, Nikki de Saint Phalle, Tinguey, Kiloshop, friperie, Théâtre du Renard


25 déc. 2012

Istanbul : découvertes au gré de nos visites

A Istanbul, Turquie
Quand on dit Istanbul, on pense à Mosquée Bleue, Grand Bazar, le fleuve Bosphore, les loukoum et les Kebab, non ? Après 3 jours passés sur place, je peux vous dire qu'il faut vraiment que vous découvriez cette ville si cela n'est pas encore fait !

Je ne vais pas faire la guide touristique cette fois-ci en vous racontant l'histoire de chaque monument que nous avons visité mais je vais plutôt vous présenter les spécialités que nous avons découvertes au fil de nos balades.  

Sulthanamet avec ses galettes et ses douceurs turques

Avant et pendant cuisson



Nous sommes entrés dans ce restaurant rien que pour goûter les galettes faites maison et fourrées. Les turcs traduisent ce plat par pancake. 


Après cuisson
Nous étions installés confortablement dans les coussins autour d'une table basse ronde pour déguster les galettes au boeuf ou au fromage. Galette excellente mais sèche, il manquerait un soupçon de crème... Test mitigé !



Ensuite dégustation de loukoums et autres douceurs. Il y a tellement de choix et de couleurs que nous avons pris en fonction de ce qui nous semblaient le plus attrayant. Résultat aucune déception... tout était délicieux. A base d'amande, de pistache, de miel, de chocolat ou d'agrumes, les desserts sont soit croquants, soit moelleux (un peu comme les oursons en chocolat). Test validé !



Le grand Bazar son Kebab accompagné d'un Ayran

Après notre visite du Grand Bazar (à la sortie Sud), nous avons eu envie de manger sur le pouce. Moment idéal pour tester le Kebab (terme signifiant grillade), sandwich à petit prix (moins de 2euros). Servi dans un gros pain ou dans une pain rond type galette (plus épais qu'une fajita), il peut être fourré de morceaux de poulet ou d'agneau et est accompagné de salades, de gros cornichons coupés en lamelles,  de quelques frites et arrosé de sauces classiques (ketchup/mayo). Et non la célébre sauce blanche n'existe pas là-bas ! Il est plus petit qu'en France et moins chaud, mais il est délicieux... Test validé !



Pour accompagné le Kebak, les stambouliotes adorent boire un Ayran. C'est la boisson traditionnelle froide du pays, composée d'1/3 de yaourt, dont le lait provient de la vache, de la brebis ou de la chèvre, d'eau et de sel. C'est très peu coûteux et d'un gout assez neutre (on peu le comparé à yaourt nature plus liquide qu'un Yop). Test mitigé !






Le place Taksim avec son café et ses marrons



Avant de partir en vadrouille, test du café turc à l'hotel (Gezi Bosphorus Hotel). Le mélange sucre et café en poudre dans de l'eau froide est cuit dans une petite casserole en fer blanc cezve. Avant ébullition, la casserole est sortie du feu la casserole. Pour ne pas avaler le marc, la technique est d'aspirer le liquide épais. Test validé !

Après consommation, la coutume est de renverser la tasse sur la soucoupe et de lire l'avenir dans les motifs laissés par le marc de café sur les bords ou le fond de la tasse. N'ayant pas les gènes de Mme Irma, nous n'avons pu effectuer le test ! 


Stand en face de la mosquée bleue (Sulthanamet) mais
test dans un stand de la place Taksim









Et avant de prendre notre avion, une dernière découverte ou plutôt comparaison ! Les turcs sont comme nous fans de marrons chauds. Disposés d'une façon méticuleuse sur le charriot, nous avons pris une petite portion de marrons ! Ils sont très beau mais n'ont rien à voir avec les nôtres plus goutus ! Déception. Test échoué !












Tags : Istanbul, Turquie, voyage, découverte, spécialités turques

20 déc. 2012

Liège : Le Marché de la Batte - Partie 4/5

A Liège, Belgique
Le marché de la Batte que les Belges appellent généralement "La Batte" est le marché dominical le plus couru de la Belgique ! Connu à l'international, La Batte est située le long de la rive gauche de la Meuse à Liège et attire chaque année entre 4 et 5 millions de visiteurs (ce qui fait de celui-ci l'un des marchés les plus important d'Europe !). Il existe depuis 1561 et est le marché le plus ancien de Belgique.

Vue aérienne du marché, le long de la Meuse.
Le marché doit son nom au mot wallon liégeois "batte" qui désignait à l'origine un "batardeau" (barrage, digue) ; puis par extension une digue, un quai.Il a été baptisé ainsi par rapport à son implantation au bord de l'eau.

Pourquoi faut-il visiter la Batte ?
- Tout d'abord, pour le cadre, la balade le long de la Meuse est vraiment très agréable. C'est une superbe promenade surtout lorsque le soleil a décidé de pointer son nez. Le marché est très étendu, on peut y trouver vraiment tout et n'importe quoi. Et pour ne rien enlever à son charme , la Batte est très familiale et est considérée par nombreux Liégeois comme l'attraction dominicale, l'ambiance y est donc conviviale et détendue. A noter que ce ne sont pas seulement les Liégeois qui fréquentent la Batte, on peut y croiser des Belges qui n'habitent pas à côté et bien sur, beaucoup de touristes essentiellement européens.
 
- J'ai pu également noter une particularité de la Batte : un grand nombre de "stands" de spécialités italiennes. Assez curieux au prime abord, les Belges seraient-ils particulièrement friands de gastronomie italienne ? Après explication cela paraît plus évident. Dans les années 50, beaucoup de familles italiennes sont venus en Belgique pour travailler dans les usines sidérurgiques, les mines de charbon et les carrières... Il y a donc depuis cette période une grosse communauté italienne en Belgique, notamment en Wallonie. Et donc, de nombreux stands de mets italiens sur le marché de la Batte. CQFD !

- Autre singularité, on mange beaucoup SUR le marché. En effet, de nombreux exposants proposent de se restaurer sur place : poulets rôtis, boulets liégeois, frites (évidement !), fricadelle... Et bien sur, une petite bière (avec modération) !!! C'est très sympa.

- Enfin, sur la Batte vous pourrez gouter à l’exotisme belge avec les stands de vente d'animaux vivants : lapins, poulets, poules, cochons d'Inde, canards et j'en passe... Tous ces petits animaux sont exposés dans de petites cages, c'est assez marrant.

Une promenade incontournable donc !

Jour du marché : Dimanche
L'adresse : Le long de la Meuse, vous ne pouvez pas le rater ! Pour être plus précis, les quais suivants sont concernés : Van Hoegaerden, Roosevelt, sur Meuse, de la Ribuée, de la Goffe, de la Batte, de Maestricht et Saint-Léonard, la rue de la Cité.

Plus d'infos : http://www.liege.be/commerce/marches/marche-de-la-batte

Tags : Belgique, Liège, La batte, Marché, dimanche

19 déc. 2012

Liège : La Brasserie Val-Dieu - Partie 3/5

A Aubel, Belgique

On ne peut partir en Belgique sans faire un tour dans une abbaye ! Surtout lorsque l’on est amateur de bonnes bières belges et de trappistes. Depuis Liège, nous avons donc pris chemin vers Aubel afin de découvrir ce monastère de moines cisterciens* fondé en 1216.  En 2001, les 3 derniers moines ont quitté l’abbaye pour laisser place à une communauté de laïcs qui s’investit sur le site afin d’y perpétuer les valeurs chrétienne suivant l’ordre des cisterciens.

* ordre des cisterciens (ou ordre des Citeaux) = ordre monastique chrétien réformé qui promeut ascétisme, rigueur liturgique et érige, dans une certaine mesure, le travail comme valeur cardinale.  Cet ordre est connu dans le monde entier pour leurs talents de brasseurs !

Dans ce lieu, seuls l’église et la brasserie sont à visiter.


Le guide, pour introduire la visite, nous a posé la meilleur question qu’il soit : 

Pourquoi les moines buvaient-ils de la bière ?
Alors ce n’était pas pour faire du commerce, ni spécialement parce que c’était bon… La bière de l’époque n’avait pas du tout le même goût que celle d’aujourd’hui. En générale elle n’était quasiment pas alcoolisée. C’était pour des questions sanitaires. Il était plus hygiénique de boire de la bière que de l'eau !

A Val-Dieu, depuis 1997, c’est un laïc qui s’occupe du brassage et qui a réactualisé les recettes de l’époque aux matières premières et matériels d’aujourd’hui. De fermentation haute, non pasteurisée, simples, sans aromates et brassées suivant l’ancienne méthode à infusion, vous pourrez y déguster 5 bières :
- Une blonde de tradition
- Une brune de tradition à les non-amateurs de brunes seront surpris de celle-ci !
- Une triple blonde
- Une bière de Noel
- Une spéciale


Si vous souhaitez connaître leur technique pour transformer les grains en bières, je vous invite à visiter leur site internet ! Voici un aperçu du lieu et  de la matière première :

De gauche à droite : Houblon, Malt, Malt torréfié

Prix de la visite : 6euros

L'adresse : Val Dieu 225, 4880 Aubel, Belgique - +32 87 68 75 87

Plus d'infos : http://www.val-dieu.com/french/index.htm

Tags : Belgique, Val-dieu, monastère, bière belge